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    Les dernières News de l'AFP... et du "club" des Agences de presse - ANNEE 2017 - 2016

 

13 décembre 2017 - Neuf agences de presse européennes pour une meilleure rémunération de l'information sur internet

Neuf patrons d'agences de presse européennes, dont l'Agence France Presse, DPA ou Press Association, lancent un appel pour que les géants de l'Internet reversent une part plus importante de leurs recettes aux médias qui leur fournissent du contenu, dans une tribune publiée en ligne mercredi par Le Monde.

"Un débat, en apparence technique, se déroule depuis plusieurs mois en Europe et dans les instances européennes à Bruxelles autour d'un projet de directive sur les droits d'auteur", rappellent les signataires.

Le texte obligerait, pour la première fois à l'échelle de l'UE, les grands acteurs de l'internet à rémunérer les médias pour les millions de contenus consultés sur leurs plateformes par les internautes

Les géants de l'internet dégagent d'"énormes bénéfices", soulignent les agences, rappelant que "Facebook a triplé ses bénéfices en 2016, avec 10 milliards de dollars de profits" et "Google affiche quelque 20 milliards de dollars de résultat sur un chiffre d'affaires de 90", grâce essentiellement à l'afflux de la publicité au détriment des médias traditionnels. 

Leur attractivité est due pour beaucoup à l'information gratuite que les consommateurs ont pris l'habitude de trouver sur le net. "Facebook répète que son objectif est de devenir le plus grand média du monde. Et pourtant ni Facebook, ni Google n'ont de salle de rédaction, de réseau national ou international de production et de collecte de l'information", rappellent les signataires. "Ils n'ont pas d'équipes en Syrie qui témoignent au péril de leur vie. Pas de bureau permanent au Zimbabwe qui puisse enquêter sur les dessous du départ de Mugabe (...)". 

"La gratuité est un mythe", soulignent les agences de presse européennes. "A un bout de la chaîne, remplir la mission d'informer le public coûte beaucoup d'argent. Et à l'autre, le consommateur de cette information vaut de l'or pour qui valorise cette audience par des recettes publicitaires." 

L'instauration d'un "droit voisin", complémentaire du droit d'auteur des journalistes, que la Commission européenne propose au bénéfice des éditeurs et agences de presse permettrait de corriger le déséquilibre, si les discussions, en cours depuis plus d'un an à Bruxelles, aboutissent. 

Pour voir le jour, le projet de la Commission doit encore être approuvé voire amendé par le Parlement européen et le Conseil de l'UE (qui représente les Etats membres). 

"Certains, au Parlement européen, s'inquiètent de ce projet de directive", craignant que le droit du public à être informés gratuitement ne soit remis en cause. "Ne nous trompons pas de cible", lancent les agences de presse. "En aucun cas l'internaute ne serait touché. Il ne paierait pas plus aujourd'hui qu'hier", soulignent-elles. 

La tribune est signée par les PDG Emmanuel Hoog de l'AFP, Peter Kropsch de l'agence allemande DPA, Clive Marshall de l'agence britannique Press Association, Jose Antonio Vera de l'agence espagnole EFE, Giuseppe Cerbone de l'agence italienne Ansa, Jonas Eriksson de l'agence suédoise TT, également président de l'Alliance européenne des agences de presse (EANA), Clemens Pig de l'agence autrichienne APA), Marcel van Lingen de l'agence néerlandaise ANP et Patrick Lacroix de l'agence belge Belga). 

 

 

 

 

12 décembre 2017 - Ouest-France en deuil. François Régis Hutin qui a piloté le développement de Ouest-France (1300 salariés), s'est éteint à l'âge de 88 ans

François-Régis Hutin : l’administrateur qui aimait l’AFP

Administrateur de l’AFP au titre de la  PQR pendant trois ans, François-Régis Hutin y exprima  clairement ses convictions sociales paternalistes mais surtout libérales.

Partisan de la libre entreprise il redoutait que l’Etat ne mit un jour sa main totalitaire sur notre l’Agence qui, à l’époque, était subventionnée à plus de 50%. Il soutenait  que nous gagnerions en indépendance autant que réduirions l’apport de l’Etat dans nos affaires.  Il soutenait qu’à l’inverse notre indépendance serait  menacée par une hausse des  mêmes contributions.

Sur le plan social il n’avait de cesse de recommander aux deux représentants élus du personnel de prêcher la modération salariale sous peine de conduire l’entreprise un jour à la ruine.

 Pourtant lors de son dernier conseil François-Régis Hutin nous avoua combien il admirait notre institution. Il faut dire qu’à l’occasion de voyages autour du monde il avait été toujours été reçu royalement et courtoisement  par tous nos collègues en poste. Ceux de Pékin et de Varsovie, entre autres, lui avaient fait très grande impression.

S’adressant finalement aux représentants du personnel il admit qu’il avait beaucoup appris au cours de son mandat et qu’il ferait toujours confiance à l’AFP , quand bien même serait-elle subventionnée à 80% (sic). C’est qu’il n’était plus administrateur et retrouvait ses reflexes de grand patron de presse estimant que plus l’aide serait forte moindre serait le coût des abonnements pour son groupe. (Philippe THEBAULT, représentant des journalistes au CA de l'AFP 1987/1999).

 

 

 

29 novembre 2017 - L’AFP publiera le 7 décembre son traditionnel « L’Annuel » aux éditions La Découverte.

Pour cette nouvelle édition, l’agence se propose de donner la parole à ses photographes qui, outre leurs images, témoignent sur les coulisses du reportage réalisé en 2017. L’ouvrage de 200 pages en bilingue français-anglais, et de près de 300 photos, publie plusieurs portfolios originaux ainsi que les coups de cœur de la rédaction. Un cahier est par ailleurs consacré à la vie quotidienne en Corée du Nord où l’AFP a ouvert un bureau en 2016 alors qu’un autre chapitre met à l'honneur les portraits de personnalités. Un cahier sport est également décliné. L’Annuel Photographique est vendu 29,90€.

 

 

 

23 novembre 2017 - L'Auto journal vient de perdre l'un de ses pères fondateurs : Gilles Guerithaullt ancien collaborateur de 'AFP s'est éteint à presque 100 ans. Passionné d'automobile depuis son plus jeune âge, Gilles Guérithault tenait la rubrique auto du quotidien "Combat" dans l'immédiat après-guerre et assurait dans le même temps les comptes-rendus de l'Assemblée nationale pour l'Agence France-Presse. Fin 1949, il apprend qu'un éditeur d'annuaires professionnels, Robert Hersant, et son associé, Jean-Marie Balestre, se préparent à lancer un mensuel consacré à "la bagnole".

Gilles démissionne de l'AFP pour participer à cette grande aventure. Le premier numéro de L'Auto-Journal sort en kiosques le 15 janvier 1950.

 (A lire l'article complet de l'Auto Journal)

 

13 octobre 2017 - L’information en images et en mots  - Témoignage

Reporter photographe de l’AFP, Philippe Desmazes, a travaillé partout dans le monde pour transmettre l’information en images et en mots. Il en connaît beaucoup sur le sujet, lui qui œuvre pour l’AFP depuis 1995 en cumulant 25 ans de pratique en photo . 

D’abord indépendant, il a œuvré pour l’agence de presse Reuters avant de se joindre à l’AFP. 

Son métier, il l’aime toujours autant. « Faire des photos informatives, ça reste un art. Même dans les photos de ‘‘news’’ il y a un côté artistique », affirme-t-il. 

Au fil des ans, Philippe Desmazes a couvert de nombreux conflits, notamment au Moyen-Orient, en Libye et en Syrie. Il a énormément voyagé. 

Aujourd’hui, les meilleurs souvenirs qu’il conserve sont liés à des rencontres et non pas à des photos. « J’ai été souvent en Côte d’Ivoire. J’y ai fait des rencontres qui m’ont permis de faire des choses très intéressantes. J’ai notamment pu y voyager seul. C’était super », raconte-t-il. « Bizarrement, un reportage à Sumatra, en Indonésie, après le premier tsunami en 2004 m’a marqué positivement. J’ai rencontré des gens extraordinaires, souriants. »

Il faut dire qu’afin de bien faire son travail, Philippe Desmazes parvient à se détacher des drames qu’il côtoie.

« J’ai toujours eu beaucoup de facilité à m’écarter de tout ça. C’est une disposition intellectuelle de témoin et non pas d’acteur. Parfois, je peux devenir copain avec des gens avec qui je ne l’aurais jamais été. Par contre, ça ne m’intéresse pas d’avoir un scoop si je dois aller contre mon code déontologique. Il y a des limites », assure-t-il. 

Parmi les milliers de clichés qu’il a pris en carrière, un a particulièrement retenu l’attention dans le monde. C’est sa photo qui a annoncé l’arrestation de Kadhafi. 

« Je suis arrivé sur les lieux où il avait été arrêté environ une heure ou une heure et demie après les événements. Un homme était là et il avait filmé tout ça avec son portable. J’ai compris que Kadhafi avait été arrêté. J’ai pris une photo de son écran. Personne n’était au courant qu’il avait été arrêté. La photo a été diffusée partout. C’est ce qui a annoncé son arrestation », raconte-t-il.« J’ai fait cette photo avant même de savoir l’importance qu’elle avait. »

Aujourd’hui, Philippe Desmazes voyage moins. Il est responsable du bureau régional de l’AFP de Lyon. « On fait beaucoup de sport. C’est environ 40 % de notre travail. Mais on fait aussi du social, de la politique, du magazine, del’économie et des photos sur le vin puisque c’est très présent dans le secteur », décrit-il. « Je n’ai plus le même rythme », (Article repris sur Internet du  Le Quoditien / Anne-Marie Gravel ) .

 

 

28 septembre 2017 - AFP : trois nouveaux au conseil d’administration

Désormais désignés pour 5 ans en application de la réforme statutaire intervenue en 2015, tous les administrateurs de l’AFP voient ainsi leur mandat uniformisé.

Dans ce cadre, trois personnalités font leur entrée en son sein : Ingrid Deltenre, précédemment directrice générale de l’Union européenne de Radio-Télévision et Roxanne Varza, directrice de Station F, ont été désignées par le Conseil supérieur de l’AFP alors qu’Agnès Romatet-Espagne, directrice de la communication et de la presse, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, nommée par le ministre des Affaires étrangères.

Elles rejoignent ainsi l’ensemble des administrateurs dont le mandat a été renouvelé au cours des dernières semaines : Martin Ajdari, directeur général à la Direction générale des Médias et des Industries Culturelles, Amélie Verdier, directrice du Budget au ministère de l’Economie et des Finances, Marie-Christine Saragosse, présidente-directrice générale de France Médias Monde, Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus de Radio France, Louis Dreyfus, président du directoire du Monde, Sofia Bengana, éditrice des publications du Figaro, Laurent Couronne, directeur général adjoint du Groupe Centre France La Montagne, Soizic Bouju, éditrice-directrice de l’Innovation Editoriale & du Lab Centre France La Montagne, Jean-Luc Evin, anciennement directeur des rédactions et de l’information à Ouest-France, François Morinière, président du directoire du groupe Labruyère, Julia Cagé, professeur d’économie à Sciences Po Paris et Marie-Christine Levet, présidente d’Educapital.

Les représentants du personnel de l’AFP sont Djilali Belaïd, Philippe Faye et Sylvie Maligorne.

 

 

 

27 septembre 2017 - Kate Webb, correspondante de l'AFP et figure légendaire du journalisme en Asie dont elle a couvert les pages d'histoire les plus troublées, du Vietnam au Cambodge en passant par l'Afghanistan, va être honorée par un timbre australien.

Morte en 2007 à l'âge de 64 ans, elle s'était forgé la réputation d'avoir un courage à toute épreuve pendant ses plus de 40 ans de carrière.
Son effigie figure sur l'un des cinq nouveaux timbres qui seront émis à l'occasion de la Journée du souvenir, le 11 novembre, qui commémore ceux qui ont combattu et sont morts pour leur pays. Ces timbres, dévoilés mercredi, sortiront le 6 octobre.
"Ce timbre, le quatrième d'une série qui commémore le siècle depuis la Première guerre mondiale, est la reconnaissance du rôle important joué par les femmes durant les guerres et les conflits", a dit Michael Zsolt, directeur philatélique de la Poste australienne.
Née en Nouvelle-Zélande mais partie vivre enfant avec sa famille en Australie, Kate Webb figure sur ce timbre au côté de Rosemary Griggs de la Croix-Rouge. Le timbre évoque les guerres de Corée et du Vietnam

En couvrant la guerre du Vietnam en 1971, elle avait été prise en otage avec cinq autres personnes par les troupes nord-vietnamiennes au Cambodge. 
Après 23 jours de captivité, les otages avaient tous été libérés, non sans que la mort de Kate Webb eut été annoncée au préalable. Le New York Times avait même publié sa nécrologie.
Elle fut le témoin de soubresauts majeurs: chute de Saïgon et victoire des Khmers Rouges au Cambodge (1975), soulèvement contre la dictature Marcos aux Philippines (1986), occupation soviétique de l'Afghanistan(1979-89), assassinat de Rajiv Gandhi (1991), rétrocession de Hong Kong à la Chine (1997), fin de l'occupation indonésienne au Timor oriental (1999)... Mais également de l'avènement d'une Asie moderne au tournant du 21e siècle.
Les autres timbres évoquent les deux guerres mondiales, les conflits en Afghanistan et en Irak ainsi que le rôle de l'Australie dans les opérations de maintien de la paix.
En 2008, l'AFP a lancé le prix Kate Webb pour récompenser les journalistes qui exercent leur métier dans des conditions difficiles en Asie. (Reprise internet de Tahiti infos)

 

 

2 septembre 2017 - Jean-Luc Bardet  54 ans, nommé directeur France succède à Philippe Onillon nommé directeur de la rédaction le 15 mars 2017.

Rédacteur en chef France depuis mai 2015, Jean-Luc Bardet est licencié en droit, titulaire d'un DEA en science politique et diplômé du Centre de Formation des Journalistes (CFJ).

Entré à l'AFP en 1987, il commence sa carrière comme rédacteur au desk France avant d'être nommé journaliste au bureau détaché de Besançon (1988-1991). Il part ensuite en poste à Washington, où il couvre notamment l'élection présidentielle de 1992. A son retour à Paris en 1994, il intègre le service politique, d'abord comme correspondant au Parlement, puis à Matignon de 1997 à 2002.

Après un passage au desk France comme chef de vacation, il devient chef du service économique (2004-2008) puis adjoint à la rédaction en chef centrale (2008-2012). Il prend ensuite la direction du bureau de Bruxelles pendant trois ans avant d'être nommé rédacteur en chef France.

Il est co-auteur, avec Sylvie Maligorne (AFP) et Bruno Jeudy (JDD), du livre "Les Coulisses d'une victoire" (Editions L'Archipel) sur la campagne présidentielle de 2002.

 

 

 

Aout 2017 - Témoignage : Patrick Baz reporter photographeLa « couverture » de trop ..

Photographe basé à Beyrouth, Patrick Baz 54 ans, a couvert pendant près de trente ans pour l'AFP certains des plus grands conflits de la planète. Ancien responsable photo pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, il a également fondé le desk photo de l'AFP pour cette région.

En 2014, le journaliste est touché par un état de stress post-traumatique (ESPT) . Il est contraint d’abandonner son métier.

Un jour, alors qu’il devait partir pour Gaza, Patrick Baz, n’a pas pu sortir de son appartement, ses pieds étaient paralysés à l’idée de retourner voir des corps brûlés, des viols, du sang. « Je préparais mes affaires : appareil photo, quelques vêtements pour pouvoir me changer et là…Impossible de bouger ! Mes pieds étaient collés au sol ».

Il ne le sait pas encore Patrick Baz développe un état de stress post-traumatique, acquis dans un cadre professionnel (ESPT), un ensemble de symptômes apparaissant quelques semaines après un événement où l’individu voit son intégrité physique et/ou psychique menacé.

Trente années de sa vie à suivre des guerres, partout sur la planète. Il en avait trop vu. Ce n’était plus un travail mais une addiction, « c’était ma drogue et elle était mortelle ».  

Patrick Baz a été très tôt confronté à la mort. « Le premier cadavre je l’ai vu à douze ans ». Fils de parents libanais, le jeune Baz a grandi dans un pays déchiré de toutes parts par le conflit israélo-arabe au milieu des années 70 et en guerre de 1975 à 1990.

Cette proximité avec le danger, Patrick Baz l’a toujours connu sans jamais vouloir rompre avec, « je voulais être constamment dans l’action, qu’importe le lieu, le temps, le nombre de morts, c’était un devoir pour moi ».

Lybie, Irak, Liban, Syrie, le reporter de l’AFP a travaillé 30 ans dans les zones les plus minées du globe. Mais avant d’avoir été un témoin de la guerre, il en a été une victime. Une victime avec une blessure invisible qui n’a cessé de croître au fil des années, « quand vous revenez d’un conflit avec une cicatrice, ça fait de vous un « homme » mais quand vous débarquez sans aucune douleur physique (visible), personne ne se préoccupe de vous ». Si les blessures physiques, les enlèvements de reporters sont régulièrement traités dans les médias, les blessures psychiques sont moins évoquées. 

Troubles du sommeil, crise de panique, mais aussi comportements violents : ces symptômes de l’ESPT affectent près de 28% des reporters, un chiffre à peu près équivalent à celui des soldats. Par peur de ce que vont penser les collègues, certains préfèrent passer leurs troubles psychiques sous silence. C’est encore plus vrai pour les femmes qui peuvent-être la cible de propos sexiste, « elle est plus vulnérable », « elle est instable », « c’est trop dangereux pour elle ». Il est aussi plus facile pour un journaliste, homme, à la carrière de Patrick Baz de parler sur ce sujet qu’une jeune qui débute, « beaucoup de pigiste ne veulent pas en parler. Ils savent qu’ils ne retourneront plus jamais sur le terrain s’ils le font ».

Patrick n’a raconté que récemment le mal dont il souffre, dans un blog pour l’AFP : https://making-of.afp.com/liberer-la-parole où l’on découvre une souffrance qui n’est pas visible physiquement mais qui oblige le reporter-photographe à fuir son métier pour une question de survie.

NB: Photographe actuellement basé à Beyrouth,Patrick Baz est également chargé du développement d'AFP-Services pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord.

(Reprise de l'article de Jules Montané humanite.fr : Patrick Baz « Impossible de bouger ! Mes pieds étaient collés au sol »)

 

 

Nos amis journalistes auteurs de livres. Au delà d'un statut de journaliste AFP actifs ou à la retraite, importants témoins par leurs nombreuses et enrichissantes missions couvrant des événements qui ont secoué le monde, par un travail minutieux d’investigation de nombreux journalistes de l’Agence France Presse font perdurer leurs passions journalistiques dans des livres qu’ils éditent tel le cas récemment de Xavier Baron (NB) avec son nouveau livre .... Histoire du Liban (Parution: Editions Tallandier 11 mai 2017).

  Un adage trop répandu voudrait que le Liban soit trop compliqué pour que l'on tente de le comprendre. Certes, ce pays, dont les destinées ont été un moment liées à la France, n'est pas simple, mais son histoire n'est pas hors de portée pour peu que l'on suive le long cheminement de l'émergence d'un Etat libanais. Une des caractéristiques de ce pays est qu'il est le seul au Moyen-Orient à montrer un gout marqué pour la culture, à rejeter le radicalisme religieux, à n’avoir jamais connu de régime autoritaire, ce qui en fait une exception. Toutefois, son équilibre est fragile et a été mis en péril par plusieurs guerres civiles, les occupations israéliennes et syriennes, la présence de réfugiés palestiniens ,les inégalités socio-économique, et la déliquescence de la classe politique.

  À partir du VIIe siècle, diverses populations chrétiennes et musulmanes trouvent refuge au Mont-Liban, cœur historique du pays, où elles coexistent et s’affrontent épisodiquement. En 1920, après l’effondrement de l’Empire ottoman, la France crée un État-nation réunissant la Montagne, le littoral et la vallée orientale de la Békaa dans un seul nouveau territoire, le Grand-Liban. Dix-huit communautés cohabitent ainsi dans le seul pays arabe où l’exercice du pouvoir est réellement multiconfessionnel, tout en étant malaisé.

   Contre toute prévision, le Liban a réussi à se tenir à l'écart de la guerre en Syrie qui menaçait d'embraser à nouveau le pays, mais d'autres problèmes majeurs réclament une solution dont la classe politique ne semble pas mesurer l'urgence: la question du surarmement de la milice chiite du Hezbollah; l'impatience de la société, en particulier des jeunes, à sortir du système communautaire; le chômage et le faible niveau de vie de toute une partie de la population qui entraînent une émigration dramatique pour l'avenir du pays. 

De l’Antiquité à nos jours, Xavier Baron retrace la riche histoire du pays des cèdres. Petite nation au rayonnement indéniable, sans cesse menacée de l’intérieur ou de l’extérieur, le Liban reste un exemple de stabilité dans une région en plein chaos.

(NB)  Amicaliste depuis de nombreuses année, en évoquant le Liban Xavier Baron tient à rappeler .... // ..que c'est grâce à l'AFP que j'ai découvert et vécu dans ce pays où de nombreux collaborateurs sont passés dans des conditions difficiles ou continuent à y tenir haut la réputation de l'Agence. C'est ainsi que des femmes et des hommes de l'Agence passent le relais de génération en génération - pour le meilleur - dans cette région compliquée //.

Journaliste à l'AFP de 1966 à 2007, il a été en poste en Afrique, au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, et une quinzaine d'années au Proche-Orient. Il a été Rédacteur-en-chef central et directeur de la région Moyen-Orient.

Nous lui devons également à l’occasion des 70 ans de l’AFP « Le monde en direct ... De Charles-Louis Havas à l’AFP , deux siècles d’histoire", paru en 2014 (Edition La découverte) (HR)

 

 

Informer ;  .. Le pari difficile de l'AFP en Syrie

L' AFP est la seule agence de presse internationale à disposer encore d’une présence permanente en Syrie. Dans un pays ravagé par six ans de guerre, où l'américaine AP et la britannique Reuters ont été poussées vers la sortie dès le début du conflit, l’AFP maintient coûte que coûte son bureau local de Damas. Un point d’ancrage, soumis au carcan imposé par le régime.

Comment travaille l'AFP côté régime? Sous haute surveillance et... avec beaucoup de pincettes.

C'est un petit bureau dans un immeuble ancien. C’est là, au cœur de Damas, bastion du gouvernement de Bachar Al-Assad , que se trouvent les locaux de l’AFP en Syrie. La seule agence de presse internationale à disposer encore d'un bureau local et donc d'une présence permanente dans ce pays dévasté par six ans de guerre. Alors que l'américaine AP et la britannique Reuters ont été poussées vers la sortie après le début du conflit, l’Agence France Presse, elle, maintient coûte que coûte ce point d'ancrage.

Une présence qui se résume dans les faits à une journaliste-rédactrice. Rim Haddad (photo AFP) , syrienne, ex-attachée de presse et de communication a été recrutée par l’AFP en 2009, avant que le pays ne plonge dans la guerre civile.

"Dans ce pays envié pour son calme et sa sécurité, je travaillais sur des papiers de tourisme, d’économie, et d’autres plus traditionnels, sans hâte ni pression, jusqu’au jour où le pays est ravagé par un conflit sans merci", peut-on lire dans sa courte bio en ligne sur le site de l’AFP.

 Depuis ? "Les incidents se succèdent, violents, tristes, sans répit… Mais je reste attachée à ce métier enrichissant et plein de défis. Travailler à l’AFP est ma crème anti-rides préférée". (article repris de:  https://www.arretsurimages.net )

 

 

 

11 juillet 2017 -  Emmanuel Hoog :" L'AFP a besoin de 60 millions d'Euros de financement sur cinq ans"

Un contrat important pour fournir de la vidéo à la BBC a consacré au printemps dernier cinq années d’efforts par l’AFP pour se déployer dans la vidéo.

Pour « Les Echos », Emmanuel Hoog fait le point sur le développement de l’agence .

L'AFP a-t-elle toute sa place dans le nouveau paysage de l'info ?

Je suis surpris qu'on ait si peu parlé de ce contrat que nous avons décroché auprès de la BBC [remplaçant le contrat que le média anglais avait avec Associated Press pour la vidéo, NDLR]. C'est comme si American Airlines avait abandonné Boeing pour Airbus. Il couronne un redéploiement opéré en six ans, en faisant preuve d'une grande agilité. Ce marché gagné auprès du média public britannique nous aide aujourd'hui à remporter de nouveaux clients étrangers, mais aussi français, sur le segment de la vidéo où nous produisons 250 vidéos par jour. Sur l'écrit, notre puissance (5.000 dépêches par jour) n'est plus à démontrer. Nous proposons aussi 3.000 photos par jour, et même 5.000 à 6.000 pendant les grands événements sportifs. Nous faisons la une du « New York Times » une fois par mois. Cela dit, le contexte économique est épouvantable. La pub est captée par les Gafa, ce qui affecte nos clients médias, qui continuent à vouloir renégocier leurs contrats à la baisse. Or nous avons besoin de continuer à investir. L'AFP estime son besoin de financement à 60 millions d'euros pour les cinq années à venir, pour poursuivre et accélérer sa transformation.

Pourquoi l'Etat vous accorderait-il 60 millions supplémentaires ?

Associated Press (3.000 journalistes) est une coopérative de 1.300 médias américains, dont les plus grands. Reuters News (2.400 journalistes) et Bloomberg News (2.400 aussi) font partie de multinationales puissantes. A l'Est, la Russie investit beaucoup dans l'info tandis que la rédaction de Xinhua (Chine Nouvelle) compte pas moins de 6.000 personnes. Bien sûr, nous sommes prêts à poursuivre nos efforts d'économies, mais, avec nos 1.500 journalistes, nous sommes un actif stratégique du « soft power » français. On ne s'en rend pas forcément compte ici, mais nous sommes de très loin le média français le plus connu au monde. Nous avons 80 nationalités dans nos équipes éditoriales, nous produisons des contenus en 6 langues. Nous couvrons la Syrie 365 jours sur 365 depuis quatre ans, nous étions le seul média au monde présent des deux côtés du front à Alep, et ce jusqu'au dernier jour.

Où voulez-vous investir ?

Notre développement repose sur quatre piliers : la vidéo, le sport, les services et le « corporate ». Dans chacun d'entre eux, il nous faut continuer à investir dans les hommes et les capacités techniques (codage, maîtrise de la data...).

Pourquoi le sport est-il devenu si important ?

Nous étions une agence généraliste, sans spécificité par rapport à nos concurrentes. Associated Press bénéficie d'un accès privilégié au marché américain, Reuters et Bloomberg sont spécialisés dans l'économie et la finance. C'était difficile de miser aussi sur ce segment, nous avons étudié la question. Le sport s'est imposé comme le « plus » qui pouvait nous distinguer. Grâce notamment à la vidéo, il a généré en 2016 un chiffre d'affaire de 42 millions d'euros, soit 20 % de nos revenus commerciaux et 25 % de notre production. Bien sûr, on n'achète pas de droits sportifs, mais nous sommes la première source d'informations sportives au monde. Et nous proposons une approche plus humaine, plus incarnée de l'information que les autres agences. Nous avons écrit un reportage remarqué sur le mercato des sportifs chinois, par exemple.

Que voulez-vous faire dans les services et sur ce que vous appelez le « corporate » ?

Il nous faut proposer davantage de support technique (régie, vidéo...) à nos clients médias. AP le fait, et c'est un élément important lui permettant de gagner des contrats sur son coeur de métier. Nous voulons aussi produire davantage de contenus dédiés pour les clients qui le souhaitent. Notre réseau unique, notamment en Afrique, nous donne des opportunités. Quant aux clients entreprises, ils sont un nouveau débouché essentiel. L'agence DPA, en Allemagne, génère 27 % de ses revenus auprès de ce type de comptes, et nous seulement 10 %. Nous mettons au point des interfaces API permettant de proposer des fils affinés d'infos, de vidéos ou de photos, notamment avec la géolocalisation. A ce sujet, nous regardons de près l'écosystème des start-up car nos infos peuvent « s'interfacer » facilement avec des contenus de tourisme, de cuisine, etc.

Etes-vous fragilisé aussi par Facebook et Google ?

Oui, d'abord à travers nos clients médias, et ensuite parce que nous ne sommes pas payés à un juste prix pour que nos contenus soient reproduits des millions de fois. Le recours massif au copié-collé dans les médias en ligne, démontré par une étude de l'INA en mars dernier, fait que nous représentons 50 % du marché de l'actualité sur la Toile en France ! Il faut un code de bonne conduite et une régulation. Nous espérons bien que la directive droits d'auteur à Bruxelles nous donnera enfin un droit voisin pour monétiser ces contenus, comme il en existe dans la musique et le cinéma (lesechos.fr  / .https://twitter.com/NLMadelaine )


 

 

18 avril 2017 - Décès de l'ancien PDG de l'AFP, Jan MIOT décédé dans la nuit du 17 au 18 avril, d’un arrêt cardiaque à l’âge de 77 ans.

Considéré comme l’un des derniers barons de la presse, Jean Miot avait passé trente ans au sein du groupe Hersant, d’abord comme journaliste puis comme dirigeant de plusieurs titres régionaux, avant de devenir président du conseil de surveillance du Figaro de 1993 à 1996.

Il était ensuite devenu président-directeur général de l’Agence France-Presse de 1996 à 1999.  Lors de la parution d’un de ses ouvrages en 2008, un article du Figaro le qualifiait de « personnage hors du temps », retraçant tous les échelons qu’il avait gravis : « Localier, secrétaire de rédaction à Centre Presse, journaliste à France-Antilles, directeur politique du Havre Presse, chroniqueur gastronomique, directeur adjoint de France-Antilles puis directeur délégué du Figaro »

Surnommé « Monsieur les présidents » tant il a cumulé au long de sa carrière des fonctions de direction, Jean Miot était né à Chateauroux, dans l’Indre, en 1939.

Il y avait foule ce vendredi 21 avril pour rendre un dernier hommage à Jean Miot en l'église Saint-Justin de Levallois.
Une foule qui rassemblait autour de sa famille, ses amis, ses frères, ses collègues, les syndicats de la presse mais aussi le livre CGT.
L'AFP, dont il fut le dernier PDG-journaliste, n'était pas représentée officiellement pour autant qu'ont pu le constater Yvan Chemla, Guy Korwil, Yves Bourgade et Philippe Thébault venus à titre personnel.

Deux personnalités ayant eu à connaître des affaires de l'AFP étaient également là : Bernard Montagné, ami de Jean Miot et ancien conseiller de Catherine Tasca, ancienne ministre de la culture et de la communication; Roger Lancry ancien patron du Livre parisien qui, au terme d'un long panégyrique très laïc en chaire, a réussi à faire se lever toute l'assistance pour applaudir celui qui, au fil de  rudes négociations, était devenu son ami. (Philippe Thébault)
 

 

6 avril 2017 - L'AFP et les agences de presse italienne (Ansa) et allemande (DPA) vont lancer en juin le European Data News Hub (EDNH), un site de datajournalisme offrant des contenus gratuits sur l'Union européenne.

"Axé sur les faits et chiffres avec notamment des enquêtes basées sur des recherches statistiques, le site offrira des textes en cinq langues (anglais, allemand, français, espagnol et italien), des infographies fixes et interactives, de la vidéo et de la photo", a indiqué l'AFP mercredi dans un communiqué.

L'EDNH aura pour but "d'informer et de susciter le débat sur les sujets du quotidien en Europe". Il proposera des questionnaires thématiques auxquels pourront répondre les internautes.  

L'AFP, l'ANSA et la DPA distribueront le contenu sur leurs services et le public comme les médias pourront les télécharger gratuitement (.L'Express)

 

 

 

5 avril 2017 - AFP : gagner 1 000 clients dans les 5 ans par Thierry Wojciak de CB News

C’est dans un contexte où l’information est malmenée, montrée du doigt et parfois même rejetée que le président de l’Agence France Presse (AFP) Emmanuel Hoog était l’invité mercredi du traditionnel déjeuner de l’Association des journalistes médias (AJM).

Si l’agence de presse est partie prenante, aux côtés de bon nombre de médias, dans la plateforme collaborative de fact-checking « CrossCheck », son président ne considère toutefois pas que l’AFP ait vocation à « incarner la vérité de l’information ou à faire la police de l’information, ce serait ingérable »

Son credo, faire plutôt de l’agence « une référence mondiale » ... Avec cet objectif en tête, M. Hoog a détaillé ses ambitions pour l’AFP dont un tiers du financement vient de l’Etat, alors que 60% du chiffre d’affaires est issu des clients étrangers contre 40% de clients français. Fort de ses 5 000 clients au global, l’AFP veut toutefois dans les 5 ans « gagner 1000 clients de plus, soit un gain de 200 clients par an », explique Emmanuel Hoog. En ligne de mire, les télévisions car « c’est le marché où l’on est en retard par rapport à nos concurrents »

Le dirigeant pointe ainsi le décalage qu’il y avait jusqu’alors entre le suivi de l’information chaude avec les dépêches et la photo, et les productions vidéo maisons qui étaient plus de l’ordre du documentaire. De « l’information froide », en somme. Aujourd’hui, l’AFP produit 200 vidéos par jour pour ses 250 clients abonnés et ses quelques 350 clients ponctuels. L’AFP a donc enclenché une opération séduction de ces derniers pour en faire des clients ferme .« Il y a tout de même 2 000 chaines de télévision dans le monde », relève le président de l’AFP. De quoi faire. Et convaincre. La BBC n’a d’ailleurs pas été insensible aux nouveaux arguments vidéo de l’AFP en signant avec l’agence française, abandonnant dans la foulée son accord avec l’agence AP. Rien de moins

Car la vidéo est un enjeu majeur. Elle représente aujourd’hui 10% du chiffre d’affaires de l’AFP et enregistre « une croissance à deux chiffres », se réjouit Emmanuel Hoog. Un CA de l’AFP qui se répartit entre le texte (50% des revenus, stable), la photo (30%, faible progression), les produits multimédias (10%) et, donc, la vidéo.

 

 

 

10 mars 2017 -  L'Agence France-Presse vient de signer un nouvel accord d'entreprise avec trois syndicats (SNJ, CGT et CFDT), présentant plus de la moitié des suffrages lors des dernières élections professionnelles, ce qui permet son entrée en vigueur samedi 

Signé après plus de trois ans de discussions, ce texte "plus simple, plus cohérent, économiquement plus soutenable et juridiquement plus protecteur, vise également à une plus grande équité entre les différentes catégories de personnels", estime la direction.

Il remplace les 117 accords sociaux accumulés au fil des ans, qui avaient été dénoncés en bloc par le PDG Emmanuel Hoog à l'été 2015. Parmi ses principaux points, la mise en place d'un "forfait jours" pour les journalistes et les cadres, avec une adhésion facultative et réversible, qui entrera en vigueur le 1er juin.

Nous voyons cet accord collectif comme un nouveau point de départ plutôt qu'un aboutissement", indique le SNJ, qui a signé le texte "après d'ultimes améliorations et clarifications apportées par la direction". Le SNJ estime que "cet accord protège l'ensemble des salariés et préserve l'essentiel des droits des journalistes" dans une situation "financière dégradée et un écosystème médiatique très difficile".

C'était la moins pire des solutions", commente de son côté la CGT, soulignant "le risque d'application unilatérale des règles de la direction" et celui de "vide juridique" en cas d'absence d'accord.

Pour emporter l'adhésion de la CGT dans les derniers jours de négociation, la direction a accepté de maintenir pendant cinq ans les plans de carrière des employés et ouvriers.

Ces deux syndicats représentent près de 61% des salariés et plus de 70% avec la CFDT

Les syndicats FO, Sud et CFE-CGC ont rejeté l'accord. FO dénonce des grilles de salaires et plans de carrière rabotés pour les cadres, déplore que "les journées à rallonge soient légalisées" et regrette la baisse du nombre de jours de repos. Sud dénonce un "recul social historique".

 

La direction estime qu'il s'agit de "mieux encadrer le mode d'organisation actuel" et que l'accord permettra à terme de dégager un potentiel de travail supplémentaire équivalant "à plusieurs dizaines d'ETP" (équivalents temps plein)

Emmanuel Hoog, qui a salué un "accord historique", indique que l'enjeu n'est pas seulement économique mais vise à "la modernisation et la rationalisation de l'organisation"

Parmi les autres points de l'accord, la rémunération des astreintes, un droit à la déconnexion, des engagements chiffrés sur l'expatriation, des dispositions sur le télétravail, une légère amélioration du plans

 

 

 

 

    Les dernières News de l'AFP... et du "club" des Agences de presse - ANNEE  2016

21 Décembre 2016 -  L'AFP .... La rigueur est de rigueur. Les syndicats de l’AFP sont dubitatifs : « Les recettes commerciales ne sont pas au rendez-vous, malgré des efforts sur l’ensemble des charges, y compris du personnel », Photo : AFP

Le PDG de l’Agence France Presse (AFP) a donné lundi à la presse les indications sur un plan de relance et d’économies, validé par le conseil d’administration. Les syndicats contestent une partie des décisions.

L’Agence France Presse prévoit une légère hausse de ses revenus, a indiqué lundi son PDG, Emmanuel Hoog. Le conseil d’administration de l’agence table sur une marge d’exploitation de 15,1 millions d’euros, et un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros pour l’année 2017. Le même conseil d’administration a validé un plan de développement pour la période 2017-2021. Il espère ainsi une augmentation des recettes commerciales de 172 millions d'euros pour 2017, alors qu’elle était en dessous des prévisions, et s’établit à 167 millions, en 2016. Pour faire grimper les recettes, la direction de l’AFP a annoncé une croissance du sport, qui a rapporté 5 millions d’euros en 2016, même si les résultats ont été en deçà des prévisions, crise de la presse oblige. L’Agence va aussi développer la vidéo, qui a rapporté 13,5 millions d’euros cette année.

Les syndicats craignent le « coup de rabot »

Mais les syndicats de l’AFP sont dubitatifs devant ces annonces. « Les recettes commerciales ne sont pas au rendez-vous, malgré des efforts sur l’ensemble des charges, y compris du personnel », s’insurgent les syndicalistes, qui n’ont pas voté le budget en conseil d’administration. Ils contestent déjà les 1 000 abonnements prévus par la direction. Les abonnés de l’AFP sont 4827, selon la direction, et l’année passée, compte tenu de la crise de la presse, a encore été difficile. Pour David Esnault, délégué syndical SNJ-CGT, s’inquiète : « on nous promet 1 000 clients nouveaux, soit 25% de notre clientèle actuelle ». « Les équipes commerciales, qui passent leur temps à tenter de trouver de nouveaux clients, restent à effectifs constants. Pour nous, cet objectif des 1 000 abonnements, c’est de l’incantation ». Surtout, constate David Esnault, « l’activité d’agence de presse ne génère pas de bénéfice. C’est une mission d’utilité publique ». Et lui, comme ses petits camarades, craint que « le coup de rabot » n’intervienne sur le personnel. La direction a d’ores et déjà prévu, d’ailleurs, de transformer les 117 accords de branche de l’entreprise en un seul. Au passage, note David Esnault, il est question, pour les journalistes de « desk » (bureau, NDLR) de supprimer quatorze jours de RTT sur 18. Et d’augmenter le temps de travail d’une heure par jour. Soit, a-t-il calculé, 44 jours d’activité supplémentaires dans l’année… non rémunérées, puisque les salaires sont gelés depuis cinq ans. Il appelle les hommes et femmes politiques à s’emparer de la gestion et de l’avenir de l’AFP, sous peine de « déclin inexorable » de l’entreprise. (Information reprise de l'Humanite.fr)

 

 

6 octobre 2016 - Au cœur d'Alep à découvrir dans le making-of de l’AFP un saisissant photo reportage de Karam al-Masri :

      .........  Couvrir Alep la peur au ventre et le ventre vide

Quand la révolution éclate en Syrie en 2011, le jeune homme a 20 ans. Etudiant en droit, il décide de filmer et photographier les manifestations avec son Smartphone pour montrer au monde que les Syriens qui défilent dans la rue ne sont pas, contrairement à ce que prétend Bachar al-Assad, des "terroristes". Très vite, l’apprenti photographe est arrêté par le régime. Il est emprisonné pendant un mois, et torturé puis libéré.

En 2013, il commence à collaborer avec l’Agence France Presse. En novembre de la même année, il est kidnappé par Daech. Il restera prisonnier pendant 165 jours, mais s’en sort vivant.

Depuis trois ans, Karam al-Masri, photographie sa ville d'Alep en guerre. Il a tout perdu, ses parents, ses amis. Alors que les Russes et l’armée de Bachar al-Assad intensifient les bombardements, son témoignage est terrifiant et émouvant. Il est surtout indispensable.

Rien ne le fait lâcher son appareil, pas même la torture ou la mort de ses parents dans un raid aérien. Karam-Al-Masri tient bon et relate dans ses photos le quotidien d'Alep: "les bombardements, les massacres devenus habituels", écrit-il. Il raconte la peur omniprésente. "Mon existence se résume à essayer de rester en vie. C'est comme si j'étais dans une jungle où je tente de survivre jusqu'au lendemain". Dans cette ville qui meurt de soif, l'odeur de la faim s'ajoute à celle de la mort. "Avec le siège, j'ai très faim, je suis affaibli".

Prisonnier d'Alep, le photographe voit sa ville brûlée depuis maintenant plus de deux ans.

 

 

8 septembre 2016 - Nous apprenons le décès ce 7 septembre 2016 du technicien du bureau de Beyrouth Ahmad KOBEISSI, survenu dans la nuit de mardi à mercredi à l’hôpital américain de cette ville. Ahmad, qui souffrait d’une grave maladie depuis le début de l’année, était dans le coma depuis deux jours. Il était âgé de 53 ans et travaillait au bureau de Beyrouth depuis 1986.

 Ahmad  Kobeissi  était un  homme courageux,  qualité indispensable à Beyrouth, où il fut le responsable technique en temps de guerre avant de l’être en temps de paix. Il avait été recruté en 1986, en pleine tourmente,  au moment où une partie du bureau s’était repliée pour six mois à Nicosie en raison des enlèvements de journalistes étrangers.

 «Je l'ai choisi parce qu’il revenait de Belgique avec un diplôme en électronique, mais aussi pour sa neutralité politique, ce qui était rare à l'époque, et enfin parce qu’il n’avait  peur de rien.  Il traversait les lignes de démarcation  sans la moindre hésitation», se rappelle  l’actuel responsable technique régional pour l’Amérique du Nord, Daniel Slim, en poste à l’époque à Beyrouth.

 «Je me souviens encore  de ses fous rires quand il m'attendait avec le chauffeur Maatouk sur les points de passages, notamment celui du Musée, et comment  on changeait de stratagème  à  chaque barrage : moi en l'appelant Maroun du côté Est (chrétien), lui m'appelant Mohamed du côté Ouest (majoritairement musulman)», ajoute-t-il.

 Car l’AFP avait des clients et des bureaux dans les deux parties de la capitale libanaise et la moindre erreur pouvait être fatale, les miliciens n’hésitant pas à tirer.

« AhmAAAAd, mon ordinateur ne marche pas», « Ahmad, il n’y pas plus d’électricité et on doit envoyer une dépêche»… Il s’occupait de tout : du générateur en panne,  de la ligne coupée quelque part en Méditerranée, du laptop  qui ne se connectait pas à la Bgan alors qu’il la fallait de toute urgence pour couvrir un attentat.

 «Je l’avais surnommé Kobi, avec le K de Kobeissi et Obi de la Guerre des étoiles, car il pouvait faire des miracles avec ses mains », confie Joseph  Eid,  le responsable photo du bureau de Beyrouth.

Son bureau était un vrai capharnaüm, car il avait toujours du mal à se débarrasser du matériel  obsolète. «Ca  pourra peut-être servir, c’est quand même du matériel qui appartient à l’AFP», disait-il, même si l’agence l’avait déjà retiré de son inventaire.

 Son courage n’était pas limité au seul Liban.  « Je savais que je pouvais compter sur lui  pour les missions  les plus dangereuses: Bagdad, Tripoli, Damas, rien ne l’effrayait et il avait toujours le sourire aux lèvres»,  assure le responsable technique régional MENA, Yiangos Ioannides.

 Il est tombé malade en février, mais il a continué presque jusqu’au dernier jour, en dépit d’affreux  maux de tête, à venir au bureau pour montrer à la mort qu’elle ne l’effrayait pas. La grande faucheuse a eu raison de lui mercredi.  Repose en paix Ahmad. Nous ne t’oublierons pas.

L’AFP présente ses sincères condoléances à son épouse Zeinab et à ses trois enfants, Dalia (22 ans), Bassel (19 ans) et Firas (14 ans). (Sammy Ketz - AFP Beyrouth)

 

 

 

 

4 septembre 2016 - Le photographe de l'AFP Aris Messinis, de nationalité grecque, a remporté samedi le Visa d'or "News" du festival international de photojournalisme Visa pour l'Image de Perpignan, pour son travail sur l'arrivée massive de migrants sur l'île de Lesbos (Grèce) en 2015."J'ai documenté leur lutte pour une vie meilleure", a déclaré Aris Messinis en recevant le prix samedi soir à Perpignan, lors de la soirée de clôture de la semaine professionnelle du festival.

L'AFP remporte donc pour la seconde année consécutive la plus prestigieuse récompense du festival, rendez-vous majeur du photojournalisme. L'an dernier, Bulent Kiliç, de nationalité turque, responsable de la couverture photo du bureau AFP en Turquie, avait reçu le même prix pour ses images sur le passage de réfugiés à la frontière turco-syrienne en juin 2014.

Notre photographe Aris Messinis a réalisé un travail remarquable sur les migrants avec cette série forte, émouvante et dérangeante", s'est félicité le PDG de l'Agence. Ce Visa d'or vient aussi récompenser l'ensemble des équipes de l'AFP qui rendent compte partout en Europe et Moyen-Orient de la crise des migrants", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Ses photos, bouleversantes et prises au plus près de l'action - montrant des gilets de sauvetage et des débris de bateaux au pied d'une falaise, des hommes criant leur joie d'être arrivés, des opérations de sauvetage - ont fait le tour du monde.

Responsable de la photo au bureau de l'AFP à Athènes, Aris Messinis, âgé de 39 ans et fils d'un photoreporter, travaille pour l'Agence depuis 2003. Le conflit libyen, et notamment la bataille de Syrte, a été en 2011 son première théâtre de guerre. Il s'est fait très vite remarquer par son talent et son courage. Pour cette couverture, il a reçu en 2012 le trophée photo du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Il couvre ensuite la guerre en Syrie et, toujours, l'actualité grecque.
Puis, à l'été 2015, Lesbos devient l'épicentre de la crise des migrants. Des milliers de réfugiés de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan embarquent depuis les côtes turques sur des canots pneumatiques pour tenter de rejoindre l'île, porte d'entrée de l'Europe. "Ce qui me choque le plus dans cette couverture, c'est de me dire qu'on n'est pas en zone de guerre. Qu'on travaille en zone de paix. Mais les émotions qui passent par mon objectif sont dignes d'une scène de guerre", a-t-il écrit dans un article publié par le blog de l'AFP "Making of".
"C'est dur aussi d'avoir à traduire les difficultés des gens, leur souffrance, alors qu'on ne court soi-même aucun danger. Quand on couvre une guerre, on est menacé aussi, alors on est d'une certaine façon davantage sur un pied d'égalité avec les gens qu'on photographie, a-t-il ajouté dans le même article."Mais ici, on ne risque rien. C'est pourquoi, souvent, je lâche le boîtier et j'aide. C'est un besoin", a-t-il souligné.
(Info reprise de LeParisien.fr)
 

 

 

2 septembre 2016 - Nomination de Fabrice Lacroix Directeur Général de l'AFP en remplaçant de Rémi Tomaszewski qui rejoint le ministère de la Culture

Passé notamment par France Télévisions et Radio France, Fabrice Lacroix, 44 ans, avait rejoint l'AFP en mars comme directeur général adjoint, après avoir été directeur financier de Radio France, secrétaire général du Grand Palais et directeur général délégué aux ressources de France Télévisions. 

Diplômé de l'Ecole supérieure de commerce de Paris, de Sciences-Po et de l'ENA, Fabrice Lacroix a travaillé précédemment au ministère de l'Economie et à Moscou pour le compte de Renault. 

Rémi Tomaszewski quitte l'AFP après six ans passés à l'Agence comme directeur général pour rejoindre le ministère de la Culture et de la Communication, où il vient d'être nommé inspecteur général des affaires culturelles. Il a "réorganisé en profondeur la direction générale", a salué l'AFP dans un communiqué, contribuant notamment à réformer le cadre juridique et les statuts de l'agence.

 

 

 

13 juillet 2016 - Photographes : les nouveaux contrats de l'AFP jugés "discriminatoires"

Depuis quelques semaines, de nombreux photographes de l'AFP travaillant à l'étranger alertent sur leur situation. En cause : les nouveaux contrats ficelés par l'agence qui leur demandent de céder la totalité de leurs droits sur les images, sans contrepartie financière. Jusqu’ici, à l’inverse de leurs collègues travaillant en France, les photographes exerçant pour l’AFP à l’étranger ne percevaient pas de droits d’auteurs. Ces nouveaux contrats viennent entériner une situation jugée "discriminatoire" par la fédération internationale des journalistes qui dénonce un deux poids deux mesures entre les différents photographes de l’agence.

Deux poids deux mesures à l’AFP ? C’est ce que dénoncent la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et plusieurs sources syndicales en interne. Depuis quelques semaines, la FIJ a reçu de multiples témoignages de photographes de l’Agence France Presse à travers le monde alertant sur leur situation et faisant état de "pratiques contractuelles douteuses" lancées par le service juridique de l’AFP à Paris et par le bureau régional du Moyen-Orient basé à Nicosie (Chypre). En cause : la mise en place par l’agence de nouveaux contrats exigeant des photographes et vidéastes travaillant à l’étranger comme pigiste ou sous statut de droit local de céder la totalité de leurs droits d’auteur, sans rémunération supplémentaire. Ce nouveau contrat type a été envoyé aux pigistes de la région Moyen-Orient (17 pays) ainsi qu’à une partie des photographes du sud de l'Europe notamment en Italie, en Grèce ou en Bulgarie, précisent plusieurs sources syndicales contactées. (infos internet : SNJ / Arrêts sur images )

 

 

 

25 mai 2016 - Appel des syndicats CGT, FO, SUD, et CFE-CGC  à tous les salariées de l'AFP (journalistes personnels techniques et administratifs à s'opposer aux manœuvres de division tentées par la direction dans le but d'imposer à tous des reculs sociaux inacceptables

Communiqué de l'inter du 25 mai      Appel à l'AG du 31 mai du personnel technique et administratif    31 Mai; Nouvelle grève des personnels techniques et administratifs de l’AFP

 8 juin reconduction de la grève  10 juin : les journalistes appelés à rejoindre lors de l'AG du 13 juin le personnel technique et administratif en grève

 

15 juin ! Communiqué de la suspension du mouvement de grève du personnel technique et administratif !

 

 

 

12 avril 2016 - L'AFP a connu une année 2015 "difficile", avec un déficit net de 4,9 millions d'euros, contre 2,2 millions en 2014, a annoncé la direction de l'AFP, qui continue à se développer dans la vidéo. L'Agence a également présenté les deux nouvelles chartes déontologiques dont elle s'est dotée. 

L'an dernier, les recettes commerciales de l'AFP ont atteint 173,2 millions d'euros, en baisse de 2,7% par rapport à une année 2014 portée par de grands événements sportifs (Mondial de foot, JO d'hiver). Les recettes en Europe et en France ont diminué tandis qu'elles augmentaient de 1% à l'international.  

Le recul des recettes commerciales a été compensé par la hausse de la dotation de l'Etat au titre de la mission d'intérêt général de l'Agence(+2 millions). L'AFP a dégagé un résultat d'exploitation positif de 12,8 millions.  

L'exercice 2015 a été grevé par des provisions pour risques juridiques et fiscaux et des primes d'incitations au départ, mais les charges n'ont augmenté que de 1%, a indiqué le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog, qui présentait les comptes devant le conseil d'administration. La faiblesse de l'euro a aussi amputé le résultat de 2,5 millions. 

"L'année 2015 a été difficile", a souligné M. Hoog, "mais nous avons une importante marge de progression dans la vidéo au plan mondial".  

Tout en maintenant ses effectifs stables, l'AFP a accru en 2015 sa production et sa diffusion de vidéos, dont les recettes ont augmenté de 16%. La vidéo, dont l'AFP a fait une de ses priorités, représente désormais 9% des recettes de l'Agence. 

Tiré par la vidéo et la dotation de l'Etat, le chiffre d'affaires a progressé de 0,5%, à 294,2 millions d'euros. 

Dans son contrat d'objectif et de moyens (COM) pour 2014-2018, l'AFP tablait sur une marge d'exploitation de 7 à 9% par an, une hausse de ses produits commerciaux de 2,2% par an en moyenne et une hausse des charges limitée à 1% par an. 

Par ailleurs, l'AFP s'est dotée de deux nouvelles chartes, une "charte AFP, reflet de ses valeurs" et une "charte des bonnes pratiques éditoriales et déontologiques". 

"La charte de l'AFP affirme les principes d'exactitude, d'impartialité et d'équité au coeur de la pratique de l'AFP dans sa couverture de l'actualité mondiale. Elle rappelle solennellement la liberté des journalistes d'accomplir leur mission en toute indépendance, sans subir ni influences ni menaces", a souligné la directrice de l'information, Michèle Léridon. 

La charte des bonnes pratiques éditoriales et déontologiques détaille les recommandations pour les différents types de couverture. Elle intègre la place croissante des réseaux sociaux et "l'accession des contenus produits par des témoins au rang de sources essentielles de l'information, à condition d'être rigoureusement authentifiés et vérifiés".  

"Dans un monde des médias en pleine mutation,(...) notre valeur essentielle réside dans la fabrication d'une information fiable et digne de confiance, selon des principes éditoriaux et déontologiques clairs. Ces chartes permettent de les rappeler", a conclu Michèle Léridon (Info reprise de l'Express  via Google)

 

 

 

18 février 2016  :  Le statut de l'Agence France-Presse ...  Découvrez la version consolidée au 18 février 2016 de la loi n° 57-32 du 10 janvier 1957

 

09 janvier 2016 - L'Agence France-Presse ouvrira au premier trimestre 2016 un bureau à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, a annoncé mardi son PDG Emmanuel Hoog. Elle deviendra la seconde agence internationale à disposer d'une antenne permanente dans ce pays très peu ouvert aux médias internationaux.Al.

L'AFP a signé mardi un accord en ce sens avec l'agence nord-coréenne KCNA, qui lui permettra d'installer à Pyongyang un bureau qui produira des textes, des photos et des vidéos. «Nos clients sont très demandeurs d'images en provenance de ce pays», a précisé le PDG.

L'AFP est la deuxième grande agence de presse mondiale à ouvrir un bureau à Pyongyang, après Associated Press. L'agence japonaise Kyodo et l'agence chinoise Chine nouvelle ont également un bureau sur place. (Info reprise de 20Minutes via Google)

 

 

Rubriques News AFP_2008-2017 mise en ligne: R Heinrich  

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 Histoire de l'AFP de Havas à nos jours

 

Avec de nombreux documents et photos historiques sur le passé de l'AFP recueillis au fil des ans :

Au commencement l'Agence Havas,  --  L'avènement du télégraphe,   --   L'âge d'or d'Havas du second empire et de la IIIème République (1852-1940),   --   La prise de l'immeuble d'Havas en 1944 (récit de Basile Tesselin) ,  --   D'Havas à l'AFP au service de l'Information,   --   Les dirigeants de l'AFP de 1944 à nos jours,   --   Du Bélinographe à la Téléphoto    --   L'AFP dans les mouvements de mai 68,   --   Le statut de la Liberté avec un extrait du livre "AFP, une histoire de l'agence France Presse 1944-1990" de Bernard Ullmann et Jean Huteau.

 

 

 

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